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Qu'est-ce que la Métamédecine ?
Le mot Métamédecine est formé du préfixe grec méta, qui signifie "aller
au-delà". Au-delà de la physique n'y a-t-il pas la métaphysique, au-delà du
conscient n'y a-t-il pas l'inconscient, et au-delà du connu n'y a-t-il pas
l'inconnu?
On pourrait comparer la Médecine et la Métamédecine à un iceberg.
La médecine s'occupe de la partie émergée de l'iceberg en s'occupant
des symptômes qui affectent l'organisme d'une personne.
Ce sont sur les manifestations conscientes, mesurables et
observables qu'elle intervient pour corriger l'anomalie, atténuer la douleur ou
éliminer l’agent causal (virus, bactéries, les cellules malignes) par des
médicaments, traitements ou interventions chirurgicales
La Métamédecine elle, s'intéresse à la partie immergée qui
correspond à l'inconnu, à l'inconscient, pour tenter de découvrir ce qu'à vécu
ou ressenti la personne qui a donné naissance à la manifestation qui l'affecte.
La Métamédecine ne fait
pas de diagnostic, ne prescrit pas de médicaments et ne pratique aucun
traitement. Elle axe son intervention sur le domaine émotionnel en aidant le
participant à se libérer des émotions qui lui font mal et qui donnent bien
souvent naissance à des affections d'ordre psychosomatique. En médecine
allopathique ou médecine classique, on n'hésite pas à reconnaître que 80% des
maladies sont d’origine psychosomatique. C’est donc sur le côté psychosomatique
de la maladie qu’intervient la Métamédecine.
La médecine
allopathique qui est une médecine davantage masculine a sa place lorsqu’il
s’agit d’intervenir sur un problème concret tel qu’un traumatisme, une urgence,
une crise aiguë, l’amélioration fonctionnelle d’un organe, etc. Mais lorsque la
cause est abstraite, la médecine masculine atteint vite ses limites.
La Métamédecine, qui elle
est davantage une médecine féminine, a aussi ses limites en ce sens que si un
diagnostic doit être posé, si une intervention chirurgicale est de rigueur ou la
pose d’une prothèse nécessaire à l’amélioration de la fonction d’un organe, cela
relève de la médecine masculine.
C'est en ce sens que l'on peut facilement reconnaître la
complémentarité de l'une vis-à-vis de l'autre. Et que rejeter l'une au profit de
l'autre reviendrait à sacrifier un hémisphère du cerveau au profit de l'autre.
Nos deux hémisphères réunis ont plus de capacités qu’un seul hémisphère à lui
seul.
La Métamédecine est une approche fondamentalement inductive, plutôt que
déductive.
Quelle est la différence?
Nous pourrions traduire une approche déductive par ce qui est
"dit et donné". Si nous nous servons de ce que l'on a appris pour aider les
autres, nous utilisons une approche déductive. Par exemple, si je dis à une
personne "Si tu as mal au genou, c'est parce que tu fais trop de sport ou d'un
point de vue métaphysique; "C'est parce que tu n'es pas suffisamment flexible".
Ces déductions peuvent être justes, mais peuvent également
être erronées.
Avec une approche inductive ce n'est pas le praticien qui
donne l'interprétation de ce que vit la personne, le praticien joue plutôt un
rôle d’accompagnateur dans la démarche que fait la personne pour découvrir ce
qui au-delà de son conscient lui crée telle manifestation ou telle souffrance.
C'est pourquoi un véritable intervenant en Métamédecine doit maîtriser le
questionnement pertinent pour amener la personne qui le consulte à découvrir par
elle-même la cause de sa souffrance et comment y remédier. Il pourra par la
suite la guider à travers ce processus de libération de sa souffrance
émotionnelle, l'aider à trouver une solution à son conflit ou l'encourager à
poser l'action libératrice.
On pourrait également dire de la Métamédecine que c'est l'Art
de vivre en conscience et en harmonie. Car tant que l'on n'est pas conscient de
ce qui crée nos souffrances, il est bien difficile de s'en libérer.
Comment ai-je développé l'approche de la Métamédecine ?
Je suis née avant terme avec le cordon ombilical noué
autour du cou. J'ai mis plus de trois semaines à ouvrir les yeux. Ma mère me
croyait aveugle. Je dois préciser que le déroulement de la grossesse de ma mère
se fit dans des conditions lamentables. Mariée à un homme alcoolique et violent
qui la battait, chaque grossesse s'avérait être pour elle un véritable
cauchemar. À l'annonce de cette nouvelle maternité, mon père lui déclara : " Ce
veau qui va naître, je vais le tuer sur le coin de la maison ". Ma mère était si
malheureuse qu'elle aurait voulu en finir en se jetant dans la rivière, mais sa
responsabilité de mère l'en empêchait. Plus approchait le jour de ma naissance,
plus la violence de mon père augmentait. Une nuit, sa fureur fut telle que ma
mère dut s'enfuir pour trouver refuge chez ses parents. C'est là que je suis
née, portant déjà un lourd passé fœtal.
À l'âge de six ans, je fus envoyée au pensionnat pour
entreprendre ma première année de scolarité. Cette année fut marquée par des
rhumes, des pneumonies et une première opération pour m'enlever les adénoïdes.
Je passai plus de la moitié de cette première année d'études à l'infirmerie, de
sorte que je dus la reprendre.
L'histoire de ce mal-être ou plutôt de ce mal de vivre se
manifesta à travers bien d'autres affections telles que furoncles, orgelets,
amygdalites, laryngites, psoriasis, eczéma, maigreur, entorse, hypotension,
anémie, hypoglycémie, allergies, maux de dos, lithiase biliaire, cancer du col…
et j'en passe.
Ce que je ne peux cependant taire, c'est la souffrance silencieuse qui m'habitait
et qui se traduisait par des dépressions très marquées dont mon entourage ne se
doutait nullement, mais dans lesquelles je m'enfonçais d'année en année. Je me
sentais intérieurement si perturbée que je craignais d'être folle.
Je collectionnais les cartes de fidélité des hôpitaux aussi
bien que les flacons d'ordonnance. Je croyais en la médecine traditionnelle, m'y
étant orientée par mes études et m'y étant spécialisée. Mais plus je m'en
remettais à cette médecine pour mes problèmes d'ordre psychosomatiques, plus je
m'enlisais dans la maladie et dans la souffrance que je portais.
Mes tentatives de suicide furent mes derniers appels au
secours. C'est au cours d'une mort clinique que j'allais renaître. Ce ne sont
pas le lavage gastrique ou les injections médicamenteuses qui m'ont redonné
l'énergie ou le désir de vivre, mais plutôt la voix douce et accueillante d'une
jeune infirmière qui, me voyant inerte, branchée à un respirateur, émit dans une
grande compassion ces simples mots : « Ah ! Mon Dieu, la pauvre chatte.
C'est après cet événement que j'entrepris une démarche, non
pas pour me libérer de ce mal de vivre (j'en ignorais l'existence), mais pour
comprendre ce qui m'avait conduite à ces dépressions.
C'est en faisant des liens à travers les malaises et les
maladies que j'avais eus que j'avançai à tâtons (du moins au début). J'avais à
ma disposition une petite brochure qui s'intitulait "Guérir son corps" de Louise
Hay qui y proposait une approche métaphysique.
Mon raisonnement cartésien emprunté à ma discipline
professionnelle me positionnait en observatrice demeurant sur mes gardes quant à
la possibilité que l'on puisse créer ou développer une ou des maladies à partir
de nos croyances ou de nos attitudes mentales.
Ce qui brisa mes résistances et m'amena à approfondir cette
approche, c'est un mal de dos pour lequel je recevais des traitements de
physiothérapie depuis deux années. On avait diagnostiqué, à l'aide d'une
radiographie de ma colonne vertébrale, que j'avais une malformation de la
5ème lombaire, ce qui, selon la médecine, causait mes maux de dos. On avait
envisagé une intervention chirurgicale, mais je ne me sentais pas suffisamment
prête à accepter cette solution.
Je fis, grâce à cette petite brochure de Louise Hay, le
rapprochement entre le dos et le soutien. Qu'est-ce que je prenais sur mon dos?
Je prenais les problèmes de tout mon entourage, c'est-à-dire de ma mère, de mes
soeurs, de mes amis. Pourquoi? Pour plusieurs raisons, dont le désir de
contrer un sentiment d'avoir été méchant. En m'occupant des autres, cela me
donnait l'impression d'être bonne. Il y avait également un besoin d'être aimée
et même une raison de vivre. (Celle-là toutefois je ne la découvrirai que bien
des années plus tard).
Dès cette prise de conscience, je décidai de laisser aux
autres leurs problèmes. Auparavant je leur trouvais des solutions et le plus
souvent je devenais leur solution. Désormais, j'allais me contenter de les aider
à s'aider et ce, s'ils me le demandaient. Je pus constater dans les jours qui
suivirent la disparition de mes maux de dos. Je cessai les exercices et les
traitements de physiothérapie. Moi qui avais besoin de preuves pour
croire, je venais d'être servie. J'entrepris alors d'éliminer tous mes malaises
par cette approche. Plus j'avançais dans mes découvertes, plus j'y gagnais au
niveau de ma santé; toutefois en même temps, j'y perdais de l'intérêt dans mon
travail en microbiologie Je me disais "Mais qu'est-ce que je fais ici? Je ne
contribue qu'à éliminer les effets alors qu'il serait tellement plus important
de travailler à éliminer les causes".
Cependant, quitter ce qui représentait ma sécurité
financière n'était pas facile. Dans cette nouvelle approche, aucun salaire ne
m'était proposé. J'avais peur de l'inconnu. C'est à ce moment que je commençai à
ressentir des douleurs au niveau du nerf sciatique. Une douleur me sciait le
muscle de la cuisse. Je souffrais également de constipation accompagnée de gaz
intestinaux et, pour couronner le tout, d'une infection des gencives avec maux
de dents. C'en était assez, il me fallait prendre une décision, faire face à mes
peurs. La plus grande d'entre elles étant de me tromper et de ne pouvoir faire
marche arrière.
C'est alors que j'ai rencontré le docteur Herbert Beierle
qui offrait un séminaire sur " La maîtrise de sa vie ". Je lui parlai de mon
indécision. Il me dit: " Dans la vie, on ne fait jamais d'erreur, on fait
seulement des expériences. Qu'es-tu venue faire dans ce monde sinon vivre des
expériences pour ton évolution? "
Voilà ce que j'avais besoin d'entendre. Je pris la décision
de quitter mon emploi. Ma famille et mes collègues de travail tentèrent tant
qu'ils le purent de m'en dissuader. Mais ma décision était ferme : je
démissionnai de l'emploi que j'occupais en milieu hospitalier. Tous mes malaises
disparurent. La partie n'était pas gagnée pour autant je n'étais qu'au début de
mes découvertes.
Je me joignis à un centre de croissance afin de poursuivre
mes études de métaphysique. Je continuais à faire des liens. Cependant, bien des
questions restaient sans réponse et bien des malaises que j'expérimentais sans
vraiment le souhaiter ne se trouvaient pas dans la petite brochure de Louise Hay
J'ai dû en faire les frais pour découvrir la cause.
Puis, je fis la connaissance du médium Alex Tanous qui
animait des séminaires de croissance, qui m'apporta la compréhension du lien qui
unit notre présent au passé. Je découvris, grâce à lui, qu'une majorité des
difficultés que nous rencontrons à l'âge adulte sont en résonance avec des
situations émotionnelles non résolues de notre passé.
Le centre de croissance personnelle dans lequel je m'étais investie depuis des
années m'avait beaucoup apporté. Sa directrice m'avait conduite aussi loin
qu'elle le pouvait. Il me fallait désormais continuer mes recherches par mes
propres moyens. Je mis l'accent sur la thérapie individuelle et de groupe. Me
servant au départ des connaissances acquises, j'approfondissais par le
questionnement la cause probable du problème pour lequel un ou une participante
me consultait.
Par exemple: j'eus Antonia en consultation; elle était
atteinte de leucémie aiguë. Les médecins lui avaient donné trois mois à vivre.
J'ignorais totalement ce qui pouvait causer une leucémie aiguë, cependant, mes
connaissances en pathologie aidant, je savais qu'il s'agissait d'une
prolifération de globules blancs immatures. De façon générale, les globules
blancs assument un rôle de défense. J'orientais donc mon questionnement dans
cette direction. Antonia avait-elle eu le sentiment d'avoir à se battre? En
avait-elle maintenant assez de cette lutte où elle se sentait perdante? C'était
exactement cela. En libérant ce sentiment de découragement, en recherchant des
solutions qu'elle n'avait pas envisagées mais qui s'avérèrent très favorables,
elle guérit de sa leucémie et recouvra la santé.
Parfois, je me demandais ce que le malaise ou la maladie imposait à la personne. Si, par
exemple, cela imposait un arrêt de travail, une immobilisation ou une privation,
n'est-ce pas ce qu'elle recherchait inconsciemment? Par exemple,
l'immobilisation : la personne n'avait-elle pas besoin d'un temps d'arrêt
qu'elle ne s'autorisait pas? Celles que cela privait de plaisir ne
cherchaient-elles pas à s'autopunir ? C'est ainsi que je poursuivis mes
recherches.
Lorsque l'on me demandait le nom de cette approche, je
n'avais pas de nom précis à donner et cela n'avait pas d'importance. Pour moi,
seuls les résultats comptaient. Il en allait autrement pour ma secrétaire qui,
elle, se trouvait bien ennuyée de ne pouvoir répondre à cette question.
En 1987 je participai à une émission de télévision pour un réseau communautaire.
Le thème de cette émission était "Métamédecine". Elle avait comme
objectif de démontrer l'importance d'aller
au-delà des moyens proposés par la médecine. C'était exactement ce que je
faisais. Dès lors, j'ai pu mettre un mot sur cette approche que je développais.
Ce n'est que six années plus tard, après avoir rencontré plus de trois mille
personnes en thérapie et m'être autoguérie, que je me décidai à écrire.
Je pensais : " Si, moi, j'ai pu me sortir de cette souffrance qui m'accablait
depuis si longtemps toute personne le peut également ". J'avais tant de
merveilleuses découvertes à partager, mais en même temps, je craignais d'en être
incapable. Je fis face à cette peur en plongeant, malgré mon inexpérience de ce
domaine, dans le monde de l'écriture. Je laissai mon cœur et ma mémoire se
raconter par l'intermédiaire de ma plume.
Les résultats ont dépassé mes espérances. En très peu de temps, mon premier livre Participer à
l’Univers sain de corps et d’esprit devint un best-seller. Durant les années
qui suivirent, je reçus une panoplie de lettres provenant de différents pays. À
travers tout ce courrier, des personnes me racontaient comment, avec ce livre, elles
avaient pu se libérer d’un malaise ou d’une maladie dont aucun médicament
n’était venu à bout. D’autres me demandaient un conseil ou des éclaircissements
supplémentaires. Certains encore voulaient connaître la cause de malaises ou de
maladies qui n’y étaient pas mentionnés.
Par ce courrier, mais également grâce aux séminaires et aux conférences que je continuais à offrir, je
fus à même d’approfondir davantage mes connaissances en Métamédecine. Mais, en
même temps, je réalisais que ce qui pour moi semblait si simple était pour le
profane très complexe. Je pris alors conscience que très peu de personnes
savaient comment utiliser ce fabuleux instrument d’éveil de conscience menant à
l’autoguérison. C’est ce qui me motiva en 1995 à le réécrire et à lui donner
cette fois le titre de Métamédecine, la guérison à votre portée afin
qu’il assume pleinement le rôle auquel il était destiné.
En 2002 je le révisai à nouveau et le complétai par le fruit de tout ce que j’avais
encore découvert sur le sujet. Et en 2003 je publiai Métamédecine les outils
thérapeutiques.
Comment fonctionne la Métamédecine?
La Métamédecine utilise des clés. Ces clés pourraient être comparables aux mathématiques.
Lorsqu'on apprend les mathématiques, on apprend tout d'abord à additionner, puis
à soustraire, après on apprend à multiplier, puis à diviser et cela peut nous
conduire jusqu'aux mathématiques quantiques. Il en va de même avec la
Métamédecine. Au début nous apprenons à faire des liens entre l'organe affecté
et ce que vit la personne. Par exemple une personne a mal à la gorge. La gorge
étant l'organe de l'expression, nous pourrons interroger la personne pour savoir
si elle a eu peur de dire quelque chose ou de s'exprimer.
La première clé concerne donc l'organe affecté en tenant compte de son rôle ou de sa fonction.
La seconde clé tient compte de la manifestation. S'agit-il d'une douleur, de brûlures, de
crampes, de saignements, de démangeaisons, etc…
Par exemple une
personne souffre d'eczéma dans les oreilles, alors qu'une autre fait de l'eczéma
aux mains.
Nous tiendrons compte de l'organe en premier, soit les oreilles. On se demandera à quoi servent
les oreilles? Les oreilles servent à entendre et à écouter.
Puis on tiendra compte de la manifestation qu’est l'eczéma. L'eczéma affecte la
peau de l'oreille et non pas l'audition. La peau est l'organe du toucher. La
peau concerne donc les contacts. L'eczéma est une manifestation de perte de
contact, on retrouve des cas d'eczéma dans des conflits de séparation, soit par
exemple, une perte de contact de l'être aimé. Les bébés ou les jeunes enfants
qui souffrent d'eczéma vivent très souvent mal l'éloignement de leur maman qui
reprend le travail.
En ce qui a trait
à l'eczéma dans les oreilles, la question que l'on pourrait poser à la personne
qui consulte est la suivante : Vivrais-tu de la tristesse de ne plus entendre
une personne que tu aimais ?
J'ai eu plusieurs cas de personnes souffrant d'eczéma, mais je me souviens particulièrement d'une
petite fille qui était suivie par un dermatologue depuis deux ans pour un
problème d'eczéma aux oreilles qui ne guérissait pas. Lorsque je lui ai posé
cette question, elle s'est mise à pleurer. Elle avait débuté cet eczéma après la
mort de son grand-père qu'elle aimait tant. Elle aimait l'entendre lui raconter
des histoires. Après l'avoir aidée à faire le deuil de son grand-père son eczéma
a guéri.
Pour un eczéma aux mains, nous ne poserons pas la même question pour la bonne raison que l'on ne
fait pas la même chose avec les mains et les oreilles. Que fait-on avec les
mains? On se sert de nos mains pour exécuter des ordres et par conséquent pour
créer, jouer ou travailler. Comme l'eczéma nous dit que l'on se sent séparé,
nous pourrions nous demander, de qui ou de quoi pouvons-nous nous sentir séparé
? Si une personne consulte pour ce problème, la question à lui poser pourrait
être : Se pourrait-il que tu occupes un emploi que tu n'aimes pas ou que tu
souhaiterais pouvoir faire autre chose? On peut se sentir séparé des autres,
autant que de ce que l'on souhaiterait faire.
Si ce sont nos pieds qui sont affectés, peut-être se sent-on séparé de l'endroit où l'on
voudrait être.
Et l'on pourrait ainsi continuer pour toutes les parties du corps.
Retenons que l'organe et la manifestation nous donne déjà une bonne indication de ce que peut
vivre la personne.
La troisième clé concerne l'apparition de la manifestation ou le moment où furent
ressentis les premiers symptômes.
La question à poser est bien entendu « Quand a débuté cette affection? »
Que se passait-il
de particulier dans la vie de cette personne avant que n'apparaissent les
premiers symptômes ?
Nous pourrons chercher s'il y a eu une situation émotionnelle ou un sentiment particulier qui
a été éprouvé.
Il sera impératif d'aider la personne à mettre des mots sur son sentiment ou ses émotions. Par
exemple un femme a mal aux épaules depuis un bon moment mais ne saurait dire
exactement depuis quand.
Les épaules représentent la capacité de porter des charges. La manifestation est
de la douleur. La douleur est souvent associée à la peur ou à de la culpabilité.
Cette personne prendrait-elle trop de responsabilité plutôt que de remettre à
ceux qu'elle aime leur part de responsabilité par crainte de les perdre ou de ne
plus être aimée d'eux? Cette personne serait-elle aux prises avec le sentiment
d'en avoir trop à porter?
La quatrième clé concerne les phénomènes de résonance. Le symptôme se manifeste-t-il par
intermittence ou dans une situation particulière ou à un moment précis. Par
exemple le matin. Une personne m'écrivait qu'elle voudrait tellement comprendre
la raison d'une allergie qui l'affectait. Cette allergie se manifestait par des
écoulement nasaux clairs le matin à son réveil, mais disparaissait durant de la
journée.
En utilisant les clés de la Métamédecine, je savais que le nez concerne à la fois la vie, puisque
nous inhalons l'air par les narines et également le senti puisque c'est l'organe
de l'odorat. L'écoulement clair dénotait un chagrin car lorsque nous pleurons
nous observons ce phénomène. Le matin correspond à notre arrivée dans la vie.
La question que je lui posai était la suivante? Y aurait-il une grande tristesse que tu entretiens
dans ta vie actuelle? En effet, chaque matin lui rappelait l'absence de son
conjoint qui était décédé. Cest en se libérant de cette tristesse qu'elle se
libéra ce qu'elle appelait son "allergie".
On pourra également vérifier si ce malaise ou cette affection se sont déjà manifestés par
le passé. Y a-t-il eu un moment où ce malaise a disparu?
Une personne souffrait de psoriasis aux jambes et aux bras lorsqu'elle travaillait, mais
lorsqu'elle prenait des vacances ou pendant ses grossesses elle avait observé
que le psoriasis avait complètement disparu.
Que vivait-elle à son travail qu'elle ne vivait pas alors qu'elle était en vacances ou en congé de
maternité? De nouveau en nous servant des clés de la Métamédecine, nous voyons
que les jambes concernent le fait d'aller de l'avant et les bras le fait de
prendre. De plus le psoriasis affectant la peau, cela nous disait qu'il y avait
conflit dans ses contacts. Le psoriasis lui, concerne un double conflit soit
celui d'être séparé et s'il n'atteint que l’épiderme le second conflit peut être
en lien avec un sentiment de culpabilité. S'il atteint le derme on cherchera du
côté de la honte.
La question que je lui ai posée était la suivante "Aurais-tu le sentiment de ne pas
être comprise dans ce que tu fais et même croire que c'est toi qui n'est pas OK
? »
On retrouve ici le double conflit, celui d'être séparé des autres en ne se sentant
pas comprise dans ce qu'elle prenait (ses bras) et dans les pas qu'elle faisait
(ses jambes) et la culpabilité de croire qu'elle n'était peut-être pas
suffisamment performante. C'était exactement ce qu'elle vivait. Elle fut très
étonnée qu'avec une simple question, j'avais touché aussi juste.
La cinquième clé consistera à rechercher si l'affection ou l'accident confère des
avantages ou une échappatoire à la personne concernée.
Bien que les accidents soient souvent en lien avec un sentiment de culpabilité, un accident
ou une maladie peut être ce dont la personne avait besoin pour s'arrêter ou pour
s'allouer le temps dont elle avait besoin pour elle-même ou pour faire ce dont
elle avait envie. Il est également possible que cet accident ou cette affection
lui procure la meilleure échappatoire à la situation dont elle ne voyait pas de
solution.
Une infirmière qui souffrait de tendinite au bras droit me partageait que lorsqu'elle devait
rencontrer le médecin son bras lui faisait toujours très mal, ainsi elle
obtenait un prolongement de son congé maladie, ce qui lui permettait de suivre
les cours qu'elle n'aurait pu suivre si elle avait travaillé.
La sixième clé consistera à rechercher si cette affection empêche la personne de faire des
choses. Si ce sont des choses qu'elle aime faire comme danser, peut-être y
a-t-il un sentiment de culpabilité à la base qui lui crée une forme
d'autopunition. Si cela l'empêche d'entendre, il faudra vérifier si cette
personne ne se serait pas fermée à la critique ou à la souffrance des autres.
La septième clé consistera à chercher s'il y a un lien entre ce que vit ou ressent la personne
et la manifestation de son inconscient. Une personne ayant des problèmes
d'ulcération de la cornée : après nombre de traitements sans résultat, elle
m'avait demandé de la recevoir en consultation. Nous avons fait le tour des
situations difficiles qu'elle vivait pour trouver des solutions. Elle me dit à
la fin de notre rencontre. "Je ne voyais plus comment m'en sortir…" Je lui fis
prendre conscience de ce qu'elle venait de dire par rapport à son problème aux
yeux. Après ses yeux guérirent.
La huitième clé consistera à découvrir si la personne qui nous consulte se situe en
phase active de la maladie ou en phase de récupération. La personne est en phase
active tant qu'elle demeure aux prises avec son conflit. Lorsque la personne
n'est plus perturbée, qu'elle n'a plus peur ou qu'elle a trouvé la solution à sa
problématique, il y a de bonne chance que son affection appartienne à la phase
de récupération qui vise à la conduire à la guérison
La neuvième clé consistera à aider la personne à trouver la solution à sa difficulté ou à
l'aider à transformer le sentiment ou l'émotion en cause.
Si par la suite il y a amélioration ou disparition de l'affection, c'est que la cause a bien été
reconnue et solutionnée. Dans le cas contraire, c'est qu'il y a peut-être
d'autres éléments responsables qui n'ont pas été identifiés.
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